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04/09/2006

Les promesses du GeoPortail de l'IGN

Author: amo@emakina.fr

Le mois dernier, l’IGN a dévoilé son projet de GéoPortail. D’aucun a immédiatement pensé qu’il s’agissait d’un suivisme de GoogleEarth et s’est interrogé sur une annonce aussi prématurée. Il semble maintenant que cette précipitation soit liée au fait qu’il y aurait deux projets concurrents dans l’administration. Que fait Bercy ?
Que ferait-on surtout sans les blogs et Jean-Michel Billault en particulier pour en savoir un peu plus.

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Je suis personnellement un fondu de cartes et j’ai d’ailleurs une belle collection de la série bleue. Je crois que je vais pouvoir l’archiver définitivement. La vidéo de la démo que lui fait Patrick Leboeuf est carrément bluffante. Résolution photo de folie (1 pixel=50cm), survol en simulation 3D au réel ou sur fonds de carte et même cadastre, modélisation vectorielle de l’urbanisme pour les collectivités, réalité virtuelle pour les villes dont les façades du bâti ont été photographiées : n’en jettez plus ! Je ne veux pas attendre 2007, mon anniversaire c’est ce mois-ci !
Si le service semble très prometteur, deux gros doutes restent permis.
1/ Comme le souligne Tristan Nitot, voir Patrick Leboeuf faire sa démo sous IE laisse expectatif de la compatibilité navigateur.
2/ Patrick Leboeuf est en local. Pour Jean-Michel Billault, le GéoPortail sera l’exemple même des applications du très-haut-débit, donc, quel sera le débit requis pour faire tourner la bête ? Si le GéoPortail se veut concurrent de Google, une simple liaison 512k devrait suffire à avoir un minimum de confort, sachant que ce type d’accès n’est pas encore généralisé et ne le sera pas encore en 2007.
Il est quand même un peu triste de voir qu’il faille que d’autres montrent le chemin pour qu’on s’engage dans la Société de l’Information en France. Dans son commentaire sur InternetActu Godefroy Beauvalet souligne aussi qu’il s’agit une fois encore d’un projet hexagonal concurrent en réaction à une innovation extérieure. L’IGN a fait et depuis longtemps un gros travail de modélisation numérique, il a donc de la matière pour apporter un service local plus pointu que celui de Google, qui est planétaire. Il n’en est pas de même avec Quaero, qui ne semble d’ailleurs toujours qu’une intention et ne bénéficie pas d’un travail de numérisation à la fois trop limité et dénué de réflexions justes dans l’indexation.
Mais si les promesses sont tenues, il semble que l’on va avoir enfin un exemple de modèle économique en phase avec son temps. Le service se veut en effet gratuit pour l’usager et surtout disposant d’API pour enrichir la modélisation avec des données locales. Google serait ainsi dans la possibilité d’enrichir GoogleEarth avec les données IGN. Tant mieux.
On imagine aussi un torrent d’applications, donnant l’espoir d’un écosystème numérique. Les services à l’usager pour les collectivités locales, en couplant le GéoPortail avec des données SIG, pour par exemple simuler l’impact d’un futur chantier routier, dans le tourisme pour les sentiers de randonnée ou pour connaître l’environnement du gîte de l’été prochain, ou encore en archéologie (outre aller aller plus loin que ça, on imagine la possibilité de surimposer des époques antérieures). Couplé à une exploitation en mobilité avec un géo-positionnement, ça peut être très sympa.
Maintenant, il ne reste à Patrick Leboeuf qu’à ouvrir un blog histoire de nous répondre et de nous donner de la matière pour patienter d’ici l’ouverture du service.

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