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10/22/2007

Nos interactions nous appartiennent

Author: amo@emakina.fr

Grâce à Luc Legay, j’apprend donc l’existence d’un manifeste des droits des utilisateurs des réseaux sociaux.
Au prime abord, cela m’a fait penser à une injonction envers quelques limites bien connues du web 2.0, notamment l’absence de fonctions exports. Mais il y a plus que cela, avec une exigence de maîtrise, de contrôle, qui porte moins sur le contenu que sur son partage et sa diffusion. Cela nous renvoie à la démultiplication de nos identités et de la gestion qui va avec, cette sorte de saturation qui nous donne des envies de ménage dans un outillage aussi garni que varié et incompatible en lui-même. Et puis Luc le pointe très bien, les réseaux sont maintenant représentés, il n’y  a pas que nos contenus qui soient liés, nous sommes liés, ce réseau est notre identité aussi. Que fait la CNIL ?
Au carrefour de tout cela, je trouve que peu de monde a fait de cas autour de Twine, la sortie qui se présente comme le premier outil social vraiment sémantique, avec de grosses promesses (ok, il faut marquer les esprits) sur les entrées-sorties et la maîtrise, justement, doublé d’un défi lancé à Zuckerberg et ses grandes idées de représentation du monde.
Plus fort que le Social-graph, le Semantic-graph ? Pas sûr, les contenus et les gens ce n’est pas la même chose, mais caractériser les gens par leurs actes sur le réseau est décidément la nouvelle frontière, en attendant de voir ce que Google va nous sortir des cartons car, en attendant que les autres en collectent, de la donnée, lui il en a vraiment beaucoup en stock !
Je n’ai toujours aucune envie de parler de web 3, certains pensent d’ailleurs que c’est une décade, mais l’économie numérique sera faite de la maîtrise implicite de nos interactions.

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