04/09/2007

République 2.0, entrer dans le Société de l'Information

Author: amo@emakina.fr

rep20.pngLe logo ci-contre est caractéristique de l’univers web 2 et il figure en couverture du rapport que Michel Rocard vient de livrer. Il est clair que la formule “Vers une société de la connaissance ouverte” est très prometteuse et quand on connaît l’expertise de l’ancien premier ministre sur le sujet, on ne peut qu’être alléché.


Pas facile à trouver, ledit rapport, c’est presque paradoxal. ZDNet m’a mis l’eau à la bouche vendredi et j’ai creusé sans succès la galaxie web PS. C’est finalement grace à Jean-Michel Billaut (logique) que je peux vous proposer de le télécharger ici.
Je vous invite vivement à le lire et à vous faire votre avis. Pour ma part, je pense que l’objet gagne à être connu non pas pour ses recommandations mais pour la philosophie générale qu’il développe. Ce document est en effet marqué par les valeurs du réseau et de fait il porte en effet en plein sur le noeud du problème à mon goût, c’est-à-dire la contradiction entre les modèles installés top-down et hiérarchisée avec la logique horizontale et réticulaire des modèles en société de l’information. Le maître mot, c’est en effet d’entrer dans la celle-ci, avec ce que cela veut dire de décloisonnement, libération de l’information et création d’environnements fertiles ouverts. Ce rapport considère le citoyen, l’entreprise ou l’agent public comme un acteur et propose simplement d’aplatir le système. Il injecte du bottom-up dans le système en ‘libérant l’action des agents” par exemple ou en disant qu’il ne suffit pas de décréter pour que ça se passe et pose l’évaluation et le ROI comme valeur clé. Il implique ni plus ni moins que de changer radicalement de modèle d’organisation, un changement de société à l’ère numérique. J’avoue par ailleurs avoir goûté avec une certaine délectation les recadrages radicaux auxquels il soumet les politiques d’innovation, l’école ou encore la culture et cette chère DADVSI.
Cela étant dit, j’ai peur que l’on ne retienne de ce travail que des mesures symboles alors que l’approche est ce qu’il y a de plus innovant et audacieux. J’attends donc beaucoup de la reformulation et de la contradiction qui va en être fait pour me faire un jugement et j’espère qu’à si peu de l’échéance, la société de l’information va gagner un vrai débat grâce à ce texte.

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