04/11/2006

Un peu de patience avec le podcasting

Author: amo@emakina.fr

Un peu de patience avec le podcasting
Coup de tonnerre dans le petit monde du web 2.0. Une enquête Forrester Research effectuée aux USA et au Canada, révèle que si 25% des internautes sont intéressés par les podcasts, ils ne sont que … 1% à en être réellement utilisateurs. De quoi refroidir les perspectives à court terme de la podcast-economy, l’étude est d’ailleurs assez critiquée, ce qui est révélateur. Elle laisse cependant augurer d’un vrai potentiel, il faudra simplement être un peu patient et laisser le podcasting faire son trou.

Technorati Tags:


Tout cela est-il bien étonnant ?
Il ne faut pas nier que le podcasting correspond à un usage qui exige un certain outillage et une pratique numérique assez active. Or, 25% des internautes, c’est justement la proportion que de ceux qui ont une démarche de ce type sur le net. Accessoirement, je serai curieux de connaître le taux de pénétration des baladeurs numériques, mais je veux bien mettre ma main à couper que ce chiffre est sans doute inférieur à cette tranche.
1%, c’est peu, cela montre bien qu’on n’en est qu’au début et qu’il y a sans doute une barrière à l’usage. Personnellement, si j’ingurgite facilement un tombereau de contenus web traditionnels chaque jour, l’attention que me demandent les contenus audio les renvoient à une consommation en déplacement, notamment en voiture, comme par hasard là où l’usage radio est banalisé. Du coup, je suis très sélectif, ce qui favorise une recherche de qualité qui favorise les médias. En ce qui concerne les podcasts audiovisuels, là où ma consommation de web a ramené à la portion congrue celle de la télévision, je pense que cette dernière risquerai d’en pâtir un peu plus…
Comme par hasard, l’étude souligne que la consommation de podcasts provient très largement des sources médias reconnues, les podcasts des blogueurs ayant une consommation marginale. Or, nos chers médias s’y sont mis très récemment et avec un certain succès. Cela méritera d’être confirmé.
On assisterait donc à une transformation naturelle des consommateurs de radio ou télé vers l’usage asynchrone de leurs (marques) émissions préférées. Pour les autres, il faudra sans doute dépasser la satisfaction égotique de faire de la télé ou de la radio et acquérir soit une notoriété propre à en faire de quasi-médias, soit élaborer un positionnement plus ciblé et qui donne une valeur d’usage aux podcasts. Je pense notamment à certains podcasts musicaux, ou à quelques initiatives pédagogiques. La comparaison faite dans l’étude de l’audience des podcasts de blogueurs avec les livres audios n’est accessoirement pas dénuée d’intérêt.
Bref, le podcasting est très intéressant et porteur, il faut simplement en positionner l’offre dans un modèle pertinent. Une fois de plus, ce n’est pas parce qu’un outil est séduisant qu’il fonctionne tout seul.

gallery image